L’année 2026 marque un tournant majeur dans la vie politique du Bénin avec l’organisation, pour la première fois, des élections générales. Si le double scrutin communal et législatif s’est déroulé dans un climat globalement apaisé, une question demeure au cœur des débats : celle du faible taux de participation électorale. Une tendance préoccupante qui pourrait, si rien n’est fait, se confirmer lors de l’élection présidentielle à venir.
Des élections paisibles, mais peu mobilisatrices
Les élections législatives organisées en janvier 2026 n’ont pas suscité l’engouement espéré. Avec un taux de participation légèrement supérieur à un tiers de l’électorat, le constat est sans appel : la mobilisation citoyenne reste faible. Le scrutin communal s’est révélé encore moins attractif, confirmant une certaine désaffection des électeurs pour les urnes, malgré l’importance de ces élections dans la gestion des affaires locales.
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette situation. Pour certains observateurs, le climat de méfiance né de récents événements politiques aurait contribué à entretenir une psychose peu favorable à la participation. D’autres y voient l’expression d’un malaise plus profond, nourri par une frustration d’une partie de la population face à la gouvernance actuelle.
Présidentielle 2026 : un test décisif pour la participation citoyenne
À l’approche de l’élection présidentielle, l’enjeu devient encore plus crucial. Le scrutin marquera la fin d’un cycle politique, avec la transmission du pouvoir à un nouveau président. Dans l’opinion publique, beaucoup estiment que l’issue du vote semble déjà connue, ce qui pourrait accentuer le sentiment d’inutilité du vote chez certains électeurs.
Pourtant, au-delà des rapports de force politiques, le taux de participation demeure un indicateur fondamental de la vitalité démocratique. Une élection fortement boycottée, même juridiquement valable, peine à asseoir pleinement la légitimité des institutions et des dirigeants qui en sont issus.
Un défi à relever pour renforcer la démocratie
Améliorer la participation électorale lors de la présidentielle de 2026 apparaît donc comme un impératif. Cela suppose un effort concerté des acteurs politiques, des institutions électorales, mais aussi de la société civile, afin de restaurer la confiance, clarifier les enjeux et redonner aux citoyens le sentiment que leur voix compte réellement.
Selon plusieurs indiscrétions, les états-majors des candidats en lice sont conscients de ce défi majeur. Mais entre prises de conscience et actions concrètes sur le terrain, le chemin reste long. Une chose est certaine : la crédibilité du scrutin présidentiel de 2026 se jouera aussi dans les chiffres de la participation.





