L’interprétation de David Koffi Aza sur « Alahassa et son fils » suscite des réflexions sur la transition du pouvoir
Parmi les multiples enseignements du signe Tofa 2026 Losso Sa, révélé le 9 janvier à Ouidah, une prophétie particulière retient l’attention et alimente les analyses : celle d’Alahassa et de son fils. L’interprétation en langue fon par David Koffi Aza ouvre une fenêtre sur ce que plusieurs observateurs considèrent comme une lecture de l’avenir politique immédiat du Bénin.
La prophétie d’Alahassa
« Le fa dit que plusieurs personnes disent que dans peu de temps « Alahassa » ira. On pourra donc donner des coups de bec à son fils. Le fa dit ceux qui veulent donner des coups de bec doivent vraiment forger leur bec dans le métal car le fils de « Alahassa » est plus coriace que Alahassa lui-même », révèle l’extrait de l’interprétation de David Koffi Aza.
Cette métaphore, caractéristique du langage symbolique du Fa, mérite une attention particulière dans le contexte politique actuel du Bénin. Au-delà d’une simple parabole spirituelle, nombreux sont ceux qui y décèlent une référence directe à la configuration du pouvoir et à sa transition prochaine.
Une correspondance troublante avec la réalité politique
Dans l’échiquier politique béninois, la figure d’Alahassa pourrait aisément être associée au président Patrice Talon, dont le mandat arrive à terme. Le « fils » dont parle le Fa trouverait alors son incarnation en la personne de Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, récemment désigné candidat pour l’élection présidentielle à venir.
Cette lecture n’a rien d’une spéculation gratuite. Elle s’inscrit dans une logique politique observable : Romuald Wadagni apparaît comme le dauphin naturel de Patrice Talon, l’homme pressenti pour poursuivre la vision et les réformes engagées depuis 2016. Sa désignation comme candidat à la magistrature suprême en fait potentiellement le prochain président du Bénin.
L’illusion des adversaires
Le Fa met en lumière une stratégie que pourraient adopter les opposants au régime actuel. « Plusieurs personnes disent que dans peu de temps « Alahassa » ira », souligne la prophétie. Cette anticipation du départ de Patrice Talon nourrit chez certains l’espoir de pouvoir plus facilement s’attaquer à son successeur présumé.
L’expression « on pourra donc donner des coups de bec à son fils » traduit cette illusion : celle de croire qu’en l’absence du mentor, le disciple sera vulnérable, plus facile à déstabiliser, à affaiblir, voire à vaincre. C’est un calcul politique que font souvent les adversaires d’un régime : attendre le départ du leader charismatique pour mieux combattre celui qui lui succède.
La révélation du Fa : une invincibilité renforcée
Mais c’est précisément là que le Fa intervient avec une révélation décisive : « Le fa dit ceux qui veulent donner des coups de bec doivent vraiment forger leur bec dans le métal car le fils de « Alahassa » est plus coriace que Alahassa lui-même. »
Ce message est sans ambiguïté. Non seulement Romuald Wadagni ne serait pas plus vulnérable que Patrice Talon, mais il serait encore plus redoutable, plus solide, plus difficile à ébranler. Les adversaires qui penseraient profiter d’une période de transition pour reprendre l’avantage se heurteraient à une réalité bien différente de leurs attentes.
La métaphore du bec forgé dans le métal est éloquente : elle exige des opposants une préparation exceptionnelle, une force supérieure, des moyens considérables pour espérer rivaliser. En d’autres termes, le défi serait encore plus grand qu’auparavant.
Au-delà de la politique : la vérité du Fa
Certains pourraient être tentés de rejeter cette interprétation comme étant trop politique, voire partisane. Pourtant, il convient de rappeler une vérité fondamentale pour les adeptes et connaisseurs du culte Vodun : le Fa ne ment jamais.
Les révélations du Fa transcendent les clivages politiques. Elles ne sont ni de droite ni de gauche, ni pro-régime ni pro-opposition. Elles sont ce qu’elles sont : des vérités spirituelles qui se manifestent dans le monde matériel, y compris dans la sphère politique.
Lorsque le Fa parle d’Alahassa et de son fils, il ne fait pas de la politique au sens partisan du terme. Il décrit une réalité qui se déploiera, indépendamment des souhaits et des stratégies des uns et des autres. Refuser de voir cette correspondance avec la situation actuelle du Bénin reviendrait à ignorer la capacité du Fa à éclairer les événements terrestres.
Une mise en garde pour tous
L’enseignement de Losso Sa sur Alahassa et son fils constitue également une mise en garde salutaire. Pour les adversaires politiques du régime actuel, le message est clair : sous-estimer Romuald Wadagni serait une erreur stratégique majeure. Se préparer à l’affronter exige bien plus que de simples calculs électoralistes.
Pour les partisans du régime, cette prophétie peut être interprétée comme un signe de continuité et de renforcement. Elle suggère que la vision portée depuis 2016 ne s’affaiblira pas avec le départ de Patrice Talon, mais pourrait même gagner en vigueur.
Pour les observateurs neutres, c’est l’occasion de mesurer la profondeur des révélations du Fa et leur capacité à anticiper les dynamiques politiques bien avant qu’elles ne se manifestent pleinement.
Le Fa comme boussole
Dans une période de transition politique, marquée par les incertitudes et les spéculations, les enseignements du Tofa 2026 offrent des repères. Losso Sa, dans son ensemble, annonce une année de force, de résilience et de prospérité maîtrisée pour le Bénin.
La prophétie d’Alahassa et de son fils s’inscrit dans cette dynamique plus large. Elle indique que les structures du pouvoir, loin de s’affaiblir lors de la transition, pourraient se consolider davantage. Elle prédit que les tentatives de déstabilisation se heurteront à une résistance encore plus forte qu’anticipé.






