Le Bénin en route vers Alafia 2060 : 7 propositions de Roland Riboux au nouveau président

Le Bénin a son socle, il lui faut maintenant son envol : 7 propositions au nouveau président

La publication de la tribune de Roland Riboux, président du Conseil des Investisseurs Privés au Bénin (CIPB), intervient à un moment charnière. Le peuple béninois vient d’élire son nouveau président, et avec lui s’ouvre un cycle politique de quatorze ans — deux septennats — pour concrétiser les ambitions d’Alafia 2060, cette vision d’un Bénin « monde de splendeur », prospère et rayonnant.

Un bilan à nuancer

La décennie écoulée sous la présidence de Patrice Talon a incontestablement transformé le visage du pays. Infrastructures, standards internationaux, zone industrielle de Glo-Djigbé : le Bénin s’est doté d’un socle solide. Mais Riboux pose un constat sans détour — cette croissance a été largement tirée par la commande publique et l’endettement international. Le pays demeure un marché modeste de quinze millions d’habitants, souvent ignoré des investisseurs étrangers au profit de la Côte d’Ivoire ou du Nigéria.

La question centrale est donc posée : comment passer le relais à l’initiative privée ?

Sept propositions concrètes

1. Éradiquer la malnutrition infantile. Un tiers des nourrissons béninois souffrent encore de carences nutritionnelles dans leurs mille premiers jours de vie, avec des conséquences durables sur le développement cognitif. Riboux propose la création de jardins communaux dans les villages, gérés par les femmes, combinant élevage avicole, pisciculture et cultures maraîchères.

2. Alphabétiser toute la population. Cinquante pour cent des Béninois sont encore analphabètes. La méthode cubaine Yo sí puedo, déjà traduite en français et adaptable aux langues régionales, est avancée comme modèle. L’objectif : faire rentrer dans la vie économique des millions de citoyens aujourd’hui exclus de fait.

3. Régler les fournisseurs de l’État dans les délais. Le système actuel, dans lequel l’État peut mettre un à deux ans à honorer ses dettes, contraint les entreprises à s’endetter à 8 ou 9 % auprès des banques pour survivre — tout en gonflant leurs offres de 20 à 30 % pour anticiper ce risque. Une base de données centralisée avec des délais stricts de 30 jours permettrait d’assainir ce mécanisme pervers et de rendre les marchés publics véritablement compétitifs.

4. Réduire le coût de l’énergie. Les opérateurs béninois paient leur électricité bien plus cher que leurs concurrents ivoiriens ou asiatiques. Au-delà de l’hydroélectricité, Riboux plaide pour anticiper le virage des mini-centrales nucléaires — déjà engagé par l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Cap-Vert — en créant dès maintenant une chaire du nucléaire à l’Université Technologique de Ouidah.

5. Réintroduire l’éducation civique et économique. Une demi-heure quotidienne d’éducation civique dès le primaire, inspirée d’ouvrages centenaires qui en faisaient une matière fondamentale, couplée à une initiation à l’économie dans le secondaire sur la base du manuel Basic Economics de Thomas Sowell.

6. Réformer la fiscalité pour attirer et formaliser. Abaisser l’impôt sur les sociétés — à l’image de Singapour ou de l’Estonie à 15 % — pour inciter les opérateurs informels à se régulariser et séduire les investisseurs étrangers. Parallèlement, développer un tax shelter pour le cinéma, sur le modèle marocain ou belge, afin de créer un secteur inexistant à ce jour.

7. Développer massivement l’enseignement professionnel dual. S’inspirer du modèle suisse, où 80 % des lycéens optent pour une formation professionnelle couplée à l’apprentissage, plutôt que de continuer à orienter tous les jeunes vers un baccalauréat classique peu connecté au marché du travail.

Un changement de paradigme

Ce qui traverse l’ensemble de ces propositions, c’est une conviction profonde : le Bénin a désormais les infrastructures pour avancer, mais il lui faut changer de moteur. Fini la croissance par la dépense publique et l’endettement ; place à une croissance par la base, portée par une multitude de petits opérateurs économiques capables d’innover, de se formaliser et de créer de l’emploi.

Riboux conclut sur une image : plutôt qu’offrir des poissons aux Béninois, le nouveau président devrait leur apprendre à pêcher. Une transition subtile mais décisive — de l’État bâtisseur à l’État régulateur, au service d’un secteur privé enfin en première ligne.

Si ce pari est tenu, écrit-il, le Bénin pourrait devenir un modèle de développement pour toute l’Afrique subsaharienne. L’ambition est grande. Les outils, eux, semblent à portée de main.

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