Le départ d’un pilier éprouvé du terrain fragilise lourdement le BR à quelques jours des élections du 11 janvier
La démission de Maurice HOUINOU du Bloc Républicain constitue un coup politique sévère, dont l’impact dépasse largement le cadre d’un simple retrait individuel. À Lalo et dans l’ensemble de la 12ᵉ circonscription électorale, ce départ affaiblit considérablement un parti qui tentait encore de contester la domination de l’UPR, aussi bien au niveau communal que législatif.
Maurice Houinou, le maillon essentiel qui empêchait l’effondrement du BR à Lalo
Maurice Houinou n’était pas un figurant dans l’appareil du Bloc Républicain. Il était l’un des rares cadres capables de structurer, canaliser et mobiliser dans une commune où l’UPR contrôle actuellement la mairie et dispose d’un avantage organisationnel évident.
Grâce à son expérience, sa constance et son enracinement local, il était devenu le principal rempart du BR, celui qui permettait encore au parti de rester compétitif, crédible et audible face à une majorité UPR bien implantée. Il avait déjà fait ses preuves sur le terrain, notamment dans la gestion des campagnes, la mobilisation militante et la maîtrise des réalités locales.
Une lettre de démission qui révèle l’échec interne du Bloc Républicain
Quand un cadre central évoque des “individualités toxiques”, c’est toute la mécanique du parti qui se fissure
La lettre de démission de Maurice Houinou, datée du 08 janvier 2026, est lourde de sens. Derrière un ton respectueux, elle expose un profond malaise interne. L’évocation d’“individualités toxiques” et de raisons volontairement tues traduit une fracture sérieuse au sein du BR, notamment dans la reconnaissance et la valorisation du travail de terrain.
Ce départ n’est pas un caprice, mais la conséquence directe d’un parti qui laisse partir ceux qui tiennent réellement la base, préférant parfois les calculs internes aux réalités électorales.
Un avantage décisif offert à l’UPR dans une commune qu’elle contrôle déjà
Sans Maurice Houinou, le BR perd l’homme qui pouvait encore inquiéter l’UPR et consolide la mainmise de cette dernière sur la mairie
Il faut être clair : l’UPR détient actuellement la mairie de Lalo. Et Maurice Houinou faisait partie des rares cadres capables de bousculer cet équilibre, d’organiser la riposte et de créer une véritable dynamique alternative.
Sa démission enlève au BR son principal levier de contestation locale. Dans ces conditions, l’UPR se retrouve confortée dans sa position dominante, avec un champ politique largement dégagé. Ce départ pourrait donc assurer à l’UPR le maintien de la mairie, sans véritable résistance structurée.
Une démission qui pourrait réduire le BR à zéro député dans la 12ᵉ circonscription
D’un objectif de trois députés possibles à un scénario de zéro député
Avant cette démission, le Bloc Républicain pouvait encore espérer arracher jusqu’à trois sièges de députés dans la 12ᵉ circonscription. Maurice Houinou était l’un des artisans de cette ambition, par sa capacité à mobiliser et à équilibrer les forces locales.
Son départ change radicalement la donne. Désorganisation, démobilisation, perte de confiance : le BR risque désormais de chuter lourdement, au point de ne prendre aucun député.
Un désaveu du fonctionnement du BR, mais pas de la vision du régime
En soutenant Talon et Wadagni tout en quittant le BR, Houinou isole clairement la responsabilité du parti
Dans sa lettre, Maurice Houinou réaffirme son attachement à la dynamique de développement impulsée par le président Patrice Talon et à sa continuité sous l’impulsion du ministre d’État Romuald Wadagni. Ce positionnement est politiquement fort.
Il signifie sans ambiguïté que le problème n’est pas la réforme, mais le parti censé l’incarner localement. Un message qui met le Bloc Républicain face à ses propres limites organisationnelles et stratégiques.
Bloc Républicain à Lalo : la perte d’un homme-clé au pire moment
La démission de Maurice Houinou intervient au pire moment possible. Elle prive le Bloc Républicain d’un homme qui a déjà prouvé sa valeur, son efficacité et sa loyauté sur le terrain.
À Lalo comme dans toute la 12ᵉ circonscription, ce départ pourrait marquer un tournant négatif durable pour le BR, en consolidant l’UPR au pouvoir communal et en réduisant fortement les ambitions législatives du parti.







