Le gouvernement béninois franchit une nouvelle étape dans la consolidation de la transparence financière. À travers un arrêté signé le 11 mars 2026, le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, a procédé à la nomination de 41 responsables au sein du dispositif national de contrôle des marchés publics.
Un dispositif renforcé pour plus de rigueur
L’arrêté n° 542/MEF/DC/DNCMP/SP/031 SGG26 consacre une restructuration importante de la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP). Les nouveaux responsables sont déployés à plusieurs niveaux stratégiques, notamment :
- au sein de l’administration centrale,
- auprès de certaines institutions et ministères,
- dans les directions départementales.
Cette réorganisation vise à améliorer le suivi des procédures de passation et d’exécution des marchés publics, un secteur clé dans la gestion des finances de l’État.
Une présence accrue sur le terrain
Selon les autorités, les délégués nouvellement nommés auront pour mission principale de garantir la conformité des procédures aux règles en vigueur. Ils devront notamment s’assurer :
- de la régularité des appels d’offres,
- de la transparence dans l’attribution des marchés,
- du respect des engagements contractuels.
Les directions départementales, quant à elles, joueront un rôle crucial dans le renforcement du contrôle de proximité, avec une présence plus active sur le terrain dans les différentes régions du pays.
Un pas de plus vers la transparence
À travers cette réforme, l’exécutif béninois entend consolider la gouvernance publique et limiter les risques d’irrégularités dans la gestion des ressources. L’objectif est clair : renforcer la crédibilité du système de commande publique et rassurer les partenaires économiques.
Dans la continuité des réformes engagées depuis 2016
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon en 2016, le Bénin a entrepris une série de réformes visant à moderniser l’administration publique. La digitalisation progressive des procédures, notamment dans le domaine financier, a permis d’améliorer la traçabilité et de sécuriser les opérations.
Cette nouvelle vague de nominations s’inscrit donc dans une dynamique de rupture avec les pratiques anciennes et de promotion d’une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques.
Un signal fort envoyé aux acteurs économiques
En renforçant les mécanismes de contrôle, le gouvernement envoie un message clair aux entreprises et partenaires : la commande publique béninoise se veut désormais plus fiable, plus transparente et mieux encadrée.
Une évolution qui pourrait, à terme, favoriser un climat de confiance et attirer davantage d’investissements au Bénin.




