Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, était en visite à Natitingou le vendredi 10 juillet 2026 dans le cadre d’une tournée d’échanges avec les populations. Devant les élus locaux, les autorités administratives, les responsables communautaires et de nombreux citoyens réunis à la Maison des jeunes, il a présenté plusieurs réformes sociales engagées par le gouvernement tout en recueillant les préoccupations des habitants de l’Atacora.
Un accueil chaleureux à Natitingou
La rencontre s’est déroulée dans une ambiance conviviale. Les populations ont réservé un accueil chaleureux au ministre, au point de lui attribuer le prénom traditionnel « Kouagou », un geste symbolique témoignant de son intégration au sein de la communauté locale.
Cette visite s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer le dialogue de proximité avec les citoyens afin d’expliquer les réformes en cours et d’écouter les attentes des différentes localités du pays.
Les priorités de Natitingou exposées au gouvernement
Prenant la parole, le maire de Natitingou a salué les nombreux investissements réalisés ces dernières années dans la commune. Il a notamment évoqué les travaux d’asphaltage, l’amélioration des infrastructures routières ainsi que la modernisation des marchés.
Il a toutefois attiré l’attention du gouvernement sur plusieurs défis qui demeurent. Parmi les principales préoccupations figurent le déploiement effectif de la Société de gestion des déchets solides, le lancement des travaux d’assainissement des eaux pluviales et le renforcement de la sécurité à travers la création de nouveaux commissariats.
Le représentant du préfet de l’Atacora a également salué cette initiative gouvernementale, estimant que ces échanges directs permettent de rapprocher davantage les autorités des populations.
Les nouvelles mesures sociales expliquées
Au cours de son intervention, Wilfried Houngbédji est revenu sur plusieurs décisions récemment prises par l’exécutif.
Dans le secteur de la santé, il a rappelé que la prise en charge des urgences vitales est désormais gratuite dans les hôpitaux publics ainsi que dans les établissements confessionnels conventionnés avec l’État. Le ministre a toutefois précisé qu’il s’agit d’une mesure destinée à sauver des vies en cas d’urgence et non d’une gratuité totale des soins.
Sur le plan de l’éducation, il a annoncé qu’à partir de la rentrée scolaire 2026-2027, l’exonération des contributions scolaires sera étendue aux élèves du second cycle sur toute l’étendue du territoire national. Une réforme qui vise notamment à favoriser le maintien des jeunes filles à l’école.
Le porte-parole du gouvernement a également présenté les mesures économiques récemment adoptées, notamment la baisse des redevances dans les marchés modernes afin de réduire les charges des commerçants et, à terme, contribuer à une diminution des prix pour les consommateurs.
Il a aussi évoqué les nouvelles primes d’encouragement accordées aux producteurs de coton, de cajou, de soja et de riz, destinées à soutenir la production nationale et à encourager la transformation locale des matières premières.
Les préoccupations des populations
La rencontre a été marquée par un dialogue ouvert entre le ministre et les citoyens.
Les participants ont soulevé plusieurs préoccupations liées au coût du péage de Tigninti, à l’accès à l’eau potable, au développement équilibré des différentes régions du pays ainsi qu’aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés.
En réponse, Wilfried Houngbédji a assuré que le gouvernement poursuivra les investissements destinés à améliorer les conditions de vie des populations tout en veillant à une meilleure répartition des projets de développement sur l’ensemble du territoire.
Un appel au civisme pour accompagner le développement
Le ministre a également insisté sur l’importance du civisme fiscal, qu’il considère comme un levier essentiel pour financer les politiques publiques et soutenir la transformation économique du Bénin.
Selon lui, les réformes engagées par le gouvernement produisent progressivement leurs effets et nécessitent la participation de tous les citoyens afin de bâtir un développement durable.
À travers cette étape à Natitingou, le gouvernement réaffirme sa volonté de maintenir un dialogue permanent avec les populations. Une démarche qui vise à mieux expliquer les actions entreprises, tout en prenant en compte les réalités et les attentes exprimées sur le terrain.





