Quelques heures après sa prestation de serment du dimanche 24 mai 2026, le nouveau président béninois Romuald Wadagni a dévoilé la composition de son tout premier gouvernement. Entre continuité avec l’ère Patrice Talon et arrivée de nouveaux visages, cette équipe gouvernementale envoie déjà plusieurs signaux politiques et économiques. Voici les 7 principales choses à retenir.
1. Un gouvernement composé de 24 membres
Le premier gouvernement de Romuald Wadagni compte 24 membres, répartis entre 19 ministres et 5 ministres délégués. Cette équipe relativement resserrée montre la volonté du nouveau chef de l’État de conserver une administration compacte tout en renforçant certains secteurs stratégiques.
2. L’économie occupe une place centrale
Sans surprise, l’économie devient le véritable cœur du nouveau pouvoir. Ancien ministre des Finances sous Patrice Talon, Romuald Wadagni a mis en place une forte organisation autour de ce secteur.
Aristide Medenou hérite du ministère de l’Économie et des Finances, tandis que trois ministres délégués sont chargés des finances, du budget, de la microfinance et de la gestion de la dette. Ce choix confirme la volonté du nouveau régime de maintenir une gestion rigoureuse des finances publiques.
3. Sept anciens ministres de Talon sont reconduits
Le nouveau président a choisi la continuité dans plusieurs secteurs clés. Sept ministres de l’ancien gouvernement conservent ou retrouvent des responsabilités importantes.
Parmi eux figurent :
- Benjamin Hounkpatin à la Santé ;
- Yvon Detchenou à la Justice ;
- Benoît Dato aux Sports et à l’Engagement civique ;
- Véronique Tognifodé à la Famille et à l’Action sociale.
Cette reconduction traduit une volonté de stabilité dans la gestion de l’État.
4. Six femmes font partie du gouvernement
Le gouvernement Wadagni compte six femmes ministres. Certaines sont déjà connues de la scène politique béninoise, tandis que d’autres effectuent leur entrée au gouvernement.
On retrouve notamment :
- Aurélie Soulé Zoumarou ;
- Shadiya Alimatou Assouman ;
- Corinne Amori Brunet ;
- Sèdami Medegan Fagla.
Cette présence féminine confirme la place accordée aux femmes dans l’appareil gouvernemental.
5. Le ministère de la Communication fait son retour
Supprimé depuis 2021 sous le second mandat de Patrice Talon, le ministère de la Communication réapparaît dans le nouvel exécutif.
Désormais appelé ministère de la Communication chargé des Médias, il est confié à Aurélie Soulé Zoumarou. Ce retour pourrait traduire une nouvelle stratégie gouvernementale autour des médias et de la communication publique.
6. Le ministère du Développement disparaît
À l’inverse, le ministère du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale est supprimé dans cette nouvelle organisation.
Ce portefeuille avait été dirigé durant plusieurs années par Abdoulaye Bio Tchané sous le régime Talon. Sa suppression marque une réorganisation des mécanismes de coordination gouvernementale.
7. Un nouveau secrétaire général du gouvernement
Le président Romuald Wadagni a nommé Wilson Gapetto au poste stratégique de secrétaire général du gouvernement.
Ancien collaborateur proche de Patrice Talon, il remplace Édouard Ouin-Ouro et aura pour mission d’assurer la coordination administrative de l’action gouvernementale.
Un gouvernement entre continuité et renouveau
Avec cette première équipe, Romuald Wadagni mise sur un équilibre entre expérience et renouvellement. Le maintien de plusieurs figures de l’ancien régime rassure sur la continuité de l’action publique, tandis que l’arrivée de nouveaux profils montre la volonté d’imprimer progressivement sa propre marque à la gouvernance du pays.




