La Coupe d’Afrique des Nations 2025 restera dans l’histoire, mais pas uniquement pour le sacre du Sénégal. Vainqueurs du Maroc au bout d’une finale électrique et chaotique (1-0 après prolongation) à Rabat, les Lions de la Teranga ont triomphé dans un climat délétère, marqué par des décisions arbitrales controversées, une organisation décriée et, surtout, un mystère troublant autour de trois forfaits de dernière minute.
Trois forfaits, trop de coïncidences
Quelques instants avant le coup d’envoi de la finale, le Sénégal est frappé de plein fouet. Trois joueurs majeurs sont contraints de déclarer forfait et sont évacués à l’hôpital après des malaises inexpliqués semblables à un possible empoisonnement . Parmi eux, Krépin Diatta, titulaire indiscutable et pilier du dispositif sénégalais. À ses côtés, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr connaissent le même sort.
Une situation rarissime à ce niveau, encore plus à quelques minutes du match le plus important du tournoi. Trop brutal, trop soudain, trop étrange pour ne pas susciter des interrogations.
« Beaucoup de choses vont sortir »
Dans les couloirs du stade, la colère et la suspicion montent. Les joueurs sénégalais ne cachent plus leur malaise. En zone mixte, Ismaël Jakobs lâche une phrase lourde de sens : « Il s’est passé beaucoup de choses avant le match. Je pense que beaucoup de choses vont sortir. » Une déclaration qui sonne comme une alerte.
Du côté du staff, le silence est pesant mais les confirmations tombent : deux joueurs sont toujours hospitalisés au lendemain de la finale. Un membre de l’encadrement technique aurait lui aussi été touché. Trop d’éléments concordants pour être balayés d’un revers de main.
Une finale déjà gangrenée
Ces forfaits viennent s’ajouter à une longue liste de griefs. Accueil jugé défaillant par la délégation sénégalaise, décisions arbitrales vivement contestées, but refusé, penalty sifflé contre le Sénégal, tension extrême sur la pelouse… Cette finale ressemble davantage à un champ de bataille qu’à une vitrine du football africain.
Même la victoire n’a pas suffi à apaiser les esprits. Les images des Lions quittant le terrain, furieux, ont fait le tour du continent. Un triomphe arraché, mais au goût amer.
Une CAN qui dérange
Le Sénégal est champion d’Afrique, mais cette finale laisse une cicatrice profonde. Les circonstances entourant les malaises des joueurs posent de sérieuses questions sur la sécurité, l’organisation et l’équité de la compétition. À ce stade, le doute s’installe et le football africain sort affaibli de ce rendez-vous censé le magnifier.
« Beaucoup de choses vont sortir », promettent les Lions. Si tel est le cas, cette CAN pourrait bien ne pas avoir livré son dernier scandale.






