Le Bloc Républicain traverse une zone de fortes turbulences à Adoukandji, un arrondissement pourtant considéré comme une zone clé dans sa stratégie politique au niveau communal. Alors que le BR compte fortement sur cet arrondissement, notamment parce que le suppléant du premier titulaire sur la liste du parti pour les élections législatives est issu d’Adoukandji, les démissions s’y multiplient à un rythme désormais préoccupant.
Un arrondissement stratégique qui se fissure
Adoukandji n’est pas un arrondissement ordinaire dans la cartographie politique du Bloc Républicain. Avec Lokogba, il est présenté comme l’un des principaux points d’ancrage électoral sur lesquels le parti mise pour consolider ses scores dans la commune. C’est donc dans cette zone que le BR devrait afficher cohésion, discipline et solidité militante. Or, la réalité observée sur le terrain est tout autre.
Après la démission officielle de Jacob ABIAMON, rapporteur Hazin et membre actif de la sous-section BR d’Adoukandji, deux autres cadres ont également tourné le dos au parti : Benoît ADJA et Marcelin AHOUAGA. Trois démissions significatives enregistrées dans un même arrondissement et en si peu de temps ne peuvent plus être considérées comme de simples cas isolés.
Quand les départs deviennent un signal politique
Ces démissions successives fragilisent sérieusement la stratégie du Bloc Républicain à Adoukandji. Elles traduisent un malaise interne profond, nourri par des frustrations accumulées, un sentiment de manque de considération et une gestion des tensions locales jugée défaillante par plusieurs acteurs de terrain.
Dans un arrondissement sur lequel le parti compte pour asseoir ses ambitions électorales, la perte simultanée de plusieurs cadres actifs affaiblit la capacité de mobilisation, désorganise les structures de base et expose le BR à une érosion progressive de sa crédibilité locale.
Une crise plus large que prévue
Selon nos informations, ces départs pourraient ne pas être les derniers. D’autres démissions seraient en préparation à Adoukandji, ce qui confirmerait que la crise interne du Bloc Républicain dans cet arrondissement est loin d’être résolue. Si ces indiscrétions se confirment, le parti pourrait faire face à une véritable hémorragie militante dans une zone pourtant jugée stratégique.
Adoukandji, révélateur d’un malaise plus profond
Au-delà des cas individuels, la situation d’Adoukandji soulève une question politique centrale : comment un arrondissement sur lequel le BR fonde une partie de sa stratégie électorale peut-il enregistrer autant de défections en si peu de temps ? La réponse semble se situer dans la gestion interne des crises, jugée insuffisante par plusieurs responsables locaux.
À Adoukandji, le Bloc Républicain se retrouve aujourd’hui face à un paradoxe politique : là où il espérait consolider sa position, il encaisse des coups répétés. Et si aucune réponse forte n’est apportée, cette zone stratégique pourrait rapidement devenir un symbole d’affaiblissement durable.






